Ma Photo

Liste de diffusion

Blog powered by TypePad

mercredi 14 mai 2008

Ici on arrête et on expulse

15 étrangers sans papiers arrêtés, peut-être plus, 4 d’entre eux expulsés en mars 2008, tels ont été les effets révoltants de la mission prioritaire exigée par le préfet de Nanterre des fonctionnaires du guichet 17 du bureau des Etrangers et des policiers.

Ici on arrête et on expulse, en suivant à la lettre le mode d’emploi détaillé par la note de service du 28 février 2008 pour procéder aux arrestations de sans papiers venus « spontanément » se renseigner sur leur dossier. Rationalisation « scientifique » terrifiante de la politique de traque des sans papiers dont le gouvernement persiste à se glorifier.

Dès que ces faits inacceptables ont été connus, les élus PC, PS, Verts, des militants du RESF, du CSP 92, de la LCR, de la LDH, de la CGT, de la CFDT, de Solidaires, de la FCPE, de l’ASTI 92, de Solidaires, du Cercle de silence de Paris, des étudiants de l’Unef, de Sud étudiants , des étudiants non syndiqués et de simples citoyens indignés ont répondu par une présence régulière pour alerter les centaines d’étrangers attendant parfois depuis la veille au soir l’ouverture de la préfecture de Nanterre et pour dénoncer le travail honteux imposé à certains fonctionnaires.

Banderole, distribution de tracts au public et aux employés, interventions réitérées des élus auprès du préfet, puis du ministre de l’immigration pour exiger la fin des arrestations pièges.

En avril une seule arrestation jugée déloyale en première instance, comme les précédentes, par le tribunal. Pas d’autre arrestation connue selon cette procédure depuis. Mais, comme de bien entendu, pas d’engagement du préfet de Nanterre, et encore moins du ministre à ne plus procéder à de telles arrestations.

Nous suspendons donc provisoirement notre présence à la porte de la préfecture mais évidemment elle reprendrait à la première arrestation déloyale.

C’est ce qu’affirmeront les élus, les militants et les citoyens qui se rassembleront devant la préfecture de Nanterre vendredi 16 mai à 8h 30

mardi 13 mai 2008

Rejet du projet de loi OGM : une victoire pour la gauche

Le Parti socialiste se félicite du rejet du projet de loi OGM obtenu à l’Assemblée nationale.

Il traduit le trouble qu’il avait fait naître au sein même de la majorité. Ce texte qui tournait le dos au Grenelle de l’environnement constituait en effet une grave erreur politique que le gouvernement vient de payer.

Le Parti socialiste va poursuivre leur combat pour que soit reconnu de façon définitive le droit à une agriculture sans OGM, ce que souhaite la majorité des Français.

lundi 12 mai 2008

Camp3

jeudi 08 mai 2008

Revalorisation des pensions des retraites : très loin du compte

Le chef de l’Etat a annoncé hier de manière unilatérale, sans aucune concertation avec les partenaires sociaux, une revalorisation de 0,8 % des pensions des retraités, qui s’ajoutent au 1,1% du 1er janvier 2008.

Cette initiative est à la fois tardive puisque fixée au 1er septembre et surtout insuffisante au regard de l’envolée des prix des produits de première nécessité, alimentaires et énergétiques (5 % sur l’année).

Cette augmentation est dérisoire. Les 6 millions de retraités, qui perçoivent moins que le SMIC, subiront ainsi une perte de pouvoir d’achat, compte tenu de leur structure de consommation d’environ 3% sur l’année.

Nous sommes loin des promesses du candidat Sarkozy qui annonçait une augmentation de 25% sur 5 ans des pensions des petits retraités.

lundi 05 mai 2008

Camp2_3

jeudi 01 mai 2008

Camp1

jeudi 17 avril 2008

Aimé Césaire est mort aujourd'hui, la France est en deuil

Aime_cesairef77faAimé Césaire, poète et homme politique, né en 1913 à la Martinique est mort aujourd'hui. Il y aurait tant à dire sur cet humaniste, ami de Léopold Sedar Senghor avec qui il avait inventé le concept de négritude, qu'il vaut mieux ne rien dire et l'écouter simplement encore une fois, mais pas une dernière fois.

Extrait du discours sur le colonialisme :

« Il faudrait d’abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l’abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral, et montrer que, chaque fois qu’il y a au VietNam une tête coupée et un oeil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend et qu’au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées. de tous ces prisonniers ficelés et interrogés, de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de l’Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l’ensauvagement du continent. [...]

J’ai relevé dans l’histoire des expéditions coloniales quelques traits que j’ai cités ailleurs tout à loisir.

Cela n’a pas eu l’heur de plaire à tout le monde. Il paraît que c’est tirer de vieux squelettes du placard. Voire !

Etait-il inutile de citer le colonel de Montagnac, un des conquérants de l’Algérie :

" Pour chasser les idées qui m’assiègent quelquefois, je fais couper des têtes, non pas des têtes d’artichauts, mais bien des têtes d’hommes. "
Convenait-il de refuser la parole au comte d’Herisson :

"Il est vrai que nous rapportons un plein barils d’oreilles récoltées, paire à paire, sur les prisonniers, amis ou ennemis. "
Fallait-il refuser à Saint-Arnaud le droit de faire sa profession de foi barbare :

"On ravage, on brûle, on pille, on détruit les maisons et les arbres."
Fallait-il empêcher le maréchal Bugeaud de systématiser tout cela dans une théorie audacieuse et de se revendiquer des grands ancêtres :

"Il faut une grande invasion en Afrique qui ressemble à ce que faisaient les Francs, à ce que faisaient les Goths."
Fallait-il enfin rejeter dans les ténèbres de l’oubli le fait d’armes mémorable du com­mandant Gérard et se taire sur la prise d’Ambike, une ville qui, à vrai dire, n’avait jamais songé à se défendre :

"Les tirailleurs n’avaient ordre de tuer que les hommes, mais on ne les retint pas ; enivrés de l’odeur du sang, ils n’épargnèrent pas une femme, pas un enfant... A la fin de l’après-midi, sous l’action de la chaleur, un petit brouillard s’éleva : c’était le sang des cinq mille victimes, l’ombre de la ville, qui s’évaporait au soleil couchant."
Oui ou non, ces faits sont-ils vrais ? Et les voluptés sadiques, les innommables jouissan­ces qui vous friselisent la carcasse de Loti quand il tient au bout de sa lorgnette d’officier un bon massacre d’Annamites ? Vrai ou pas vrai ? Et si ces faits sont vrais, comme il n’est au pouvoir de personne de le nier, dira-­t-on, pour les minimiser, que ces cadavres ne prouvent rien ?

Pour ma part, si j’ai rappelé quelques détails de ces hideuses boucheries, ce n’est point par délectation morose, c’est parce que je pense que ces têtes d’hommes, ces récoltes d’oreilles, ces maisons brûlées. ces invasions gothiques, ce sang qui fume, ces villes qui s’évaporent au tranchant du glaive, on ne s’en débarrassera pas à si bon compte. Ils prouvent que la colonisation, je le répète, déshumanise l’homme même le plus civilisé ; que l’action coloniale, l’entreprise coloniale, la conquête coloniale, fondée sur le mépris de l’homme indigène et justifiée par ce mé­pris, tend inévitablement à modifier celui qui l’entreprend ; que le colonisateur, qui, pour se donner bonne conscience, s’habitue à voir dans l’autre la bête, s’entraîne à le traiter en bête, tend objectivement à se transformer lui-­même en bête. C’est cette action, ce choc en retour de la colonisation qu’il importait de signaler. »

mardi 15 avril 2008

Le service public est notre richesse, Mobilisons-nous !

150 000 jeunes qui sortent chaque année sans diplôme du système scolaire, une crise du logement sans précédent depuis les années 1950, des inégalités qui se creusent de façon dramatique, des enjeux environnementaux colossaux, le défi démographique, l’innovation et la croissance à la traîne… Dans un tel contexte, chercher à accroître l’efficacité de l’action publique, c’est mieux mettre en oeuvre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

Cela exige que la satisfaction des besoins essentiels soit reconnue comme un droit fondamental. Cela implique le choix d’une société solidaire, la maîtrise des biens communs et l’activité efficace de Services publics indispensables au développement économique, social et culturel. Face à la montée des inégalités, ils sont garants de l’exercice effectif des droits.

L’intérêt général a besoin de personnels dont la qualification soit reconnue, présents sur tout le territoire et non de salariés interchangeables et corvéables à merci ; de solidarité et non de concurrence ; de stabilité et non de précarité ; de sens des responsabilités et non de docilité ; d’indépendance et non de soumission aux intérêts particuliers. Toutes choses que le statut des fonctionnaires, mis en oeuvre depuis la Libération, a contribué à réaliser.

Mais ce n’est pas du tout ce à quoi nous assistons actuellement : de fusion en restructuration, d’externalisation en privatisation et de flexibilité en précarité, une vaste opération de destruction des fondements du Service public et de la Fonction publique s’accélère sous nos yeux. La « Révision générale des politiques publiques » (RGPP) est le plus récent développement de cette campagne dirigée par le gouvernement, encouragée par le patronat et menée par des cabinets privés. Elle s’attaque frontalement à l’ensemble de la Fonction publique d’État, Territoriale et Hospitalière. Comme déjà dans d’autres secteurs (Poste, EDF, télécommunications, transports…), cela signifie la détérioration organisée des services rendus au public, ouvrant la voie à la privatisation des activités les plus profitables, à la disparition de nombreuses autres.

Contrairement à ce qu’il prétend, le Président de la République n’a reçu aucun mandat pour remettre en cause ces acquis essentiels. Avec son gouvernement, il considère l’action publique comme une dépense, jamais comme une source de richesse. Creusant les déficits par sa politique fiscale, il veut réduire au maximum les dépenses d’intérêt général dans les secteurs de la famille, du logement, de la santé, de la solidarité, de l’emploi formation. Il refuse de répondre par des créations d’emploi à la situation critique de l’hôpital public. Il programme de nouvelles coupes claires dans les effectifs de fonctionnaires de l’État (160 000 suppressions en quatre ans). Il décharge l’État de nombreuses missions en les renvoyant vers les collectivités territoriales sans pour autant leur donner les moyens de développer de vrais services publics locaux et démocratiques, programmant le corsetage de l’emploi public territorial.

Comme l’a clairement résumé le Premier ministre le 10 octobre 2007 « La réforme de l’État supposera que chacun d’entre nous accepte qu’il y ait moins de services, moins de personnel, moins d’État sur son territoire. »
Nous ne l’acceptons pas !

Aux côtés des usagers, agents, élus, qui se battent quotidiennement pour le maintien et l’amélioration de services publics de proximité :

Nous sommes partisans d’une modernisation de la Fonction publique en réponse à l’évolution marchande, inégalitaire et destructrice de la société. Nous voulons une véritable démocratisation de la décision, du contrôle et de l’évaluation associant citoyens et agents. Nous voulons une réforme fiscale assurant un financement équitable et pérenne des missions de service public. Nous réaffirmons que le statut des fonctionnaires est là pour garantir à tous les usagers la défense d’un intérêt général qui ne se réduit pas à la somme des intérêts particuliers.

Nous lançons un appel à une vaste mobilisation citoyenne pour mettre un terme à cette politique destructrice.
Organisons un débat démocratique, sans a priori, sur les besoins en services publics, sur les rôles respectifs de l’État et des collectivités locales et la place des agents publics. Contre la RGPP, rassemblons-nous autour des valeurs de solidarité, de justice et d’efficacité économique et sociale de tous les services publics.

Signez et faites signer l'appel

jeudi 03 avril 2008

Appel de Sauver le Darfour - Manifestation samedi 5 avril 2008 à 14h00

L'ancien secrétaire général adjoint de l'ONU en charge des affaires humanitaires, Jan Egeland, a récemment confirmé que des dizaines de milliers de personnes supplémentaires sont mortes depuis qu'il a avancé le chiffre de 200.000 en 2006. Une augmentation qu'il impute entre autres à l'accroissement dramatique du nombre de personnes affectées par le conflit et l'intensification récente des combats.

L’horreur se poursuit au Darfour et ni l’Eufor, ni la MINUAID (les Casques bleus et l’Union Africaine) ne sont suffisamment nombreux pour pouvoir réellement s’interposer.

Afin de demander l’arrêt des massacres, l’application des résolutions de l’ONU et en particulier l’interdiction de survol du Darfour, le désinvestissement économique au Soudan, l’arrêt du soutien de la Chine à Khartoum, nous vous invitons à manifester à nos côtes :

Rendez vous, Ce Samedi 5 avril 2008 à 14h00 au 6 rue Colonel Combes 75007 Paris en vue d’une Marche jusqu’au Mur de la Paix.

Deux jours avant l’arrivée de la Flamme olympique à Paris exigeons de Pekin de lâcher son allié soudanais. A cette fin, portons tous une tenue de sportif à cette manifestation.

Comptons sur votre présence,

(Venez nombreux, merci de relayer l’information)

Amicalement,
Mahor

------------------------------
Mahor Chiche
Président de Sauver Le Darfour
06 16 01 73 40
contact@sauverledarfour.org

mardi 25 mars 2008

Après les élections : construire un bloc de convictions, par Benoît MARQUAILLE, Premier secrétaire fédéral adjoint du PS 92

Avec 20 présidences de région sur 22, 55 conseils généraux sur 101, 24 des 36 villes de plus de 100 000 habitants et 44 villes de plus de 20 000 habitants gagnées, c’est peu de dire que le paysage politique a changé avec ces élections municipales et cantonales.

Encore faut-il dire en quoi. L’analyse des résultats dans les Hauts-de-Seine nous permet d’en tirer quelques enseignements pour notre parti et pour le pays.

Une réussite de l’union des gauches

Dans les Hauts-de-Seine, le premier enseignement de ces élections, est la réussite de l’union des gauches dans les villes sortantes à Fontenay-aux-Roses, Clamart, Clichy, Bagneux, Nanterre, Malakoff et Gennevilliers. L’union a aussi porté ses fruits à Colombes où après une «sacrée bagarre», Philippe Sarre a remporté une «sacrée victoire» avec 53,6% des voix. Dans le pays, l’union a aussi permis de belles victoires à Amiens, Caen, Strasbourg…

Si l’union offre de belles victoires, la question posée est plutôt celle des conditions de la victoire pour nos camarades dans les villes du département gérées par un PC désormais très méfiant à notre endroit et peu enclin à nous laisser exister. Pas beaucoup d’améliorations sur ce plan là avec ces élections.

A l’inverse, la désunion est responsable de notre cuisante défaite à Chaville. Et nous en sommes responsables. Dans une ville où Sarkozy faisait 56%, nous avons perdu de 200 voix au second tour alors que les listes PS et PRG cumulées en comptaient plus de 1 000 d’avance au soir du premier tour. Inexcusable, surtout quand le nouvel édile local s’appelle Jean-Jacques Guillet. Un militant de Meudon m’a écrit : « c’est à pleurer ».

L’échec du MODEM et le «cas Asnières»

Pour le MODEM, c’est l’échec d’une stratégie à géométrie variable. Allié au PS, c’est l’échec à Bourg-la-Reine, à Sèvres, à Châtillon. Allié à la droite, c’est l’échec à Clichy, à Clamart et à Colombes. Hormis Ville d’Avray et les 20% réalisés à Nanterre, il ne reste pas grand chose du MODEM qui, dans notre département comme nationalement, selon Pascal Perrineau, « loin de troubler le duel gauche/droite, a mécaniquement favorisé la liste arrivée en tête le 9 mars en gelant le rapport de force issu du premier tour ».

Reste le «cas Asnières», atypique, unique, regroupant une coalition hétéroclite qui s’est rassemblée dans un tout sauf Aeschlimann victorieux. Saluons-les pour cette belle œuvre face à un triste personnage politique. Mais désormais, il va leur falloir trouver les moyens de gérer ensemble et de durer.

Statu-quo au département

Malgré de beaux résultats au premier tour comme à Issy-les-Moulineaux avec Kathy Similowski ou à Boulogne avec Pierre Gaborit la victoire n’est pas au rendez-vous au soir du 16 mars. Dans le département, c’est le statu-quo parfait alors que nationalement, nous progressons encore largement dans les départements.

La question des alliances

Dans les Hauts-de-Seine comme dans tout le pays, ce qui aura été au centre de ces élections, c’est la question des alliances, faisant exploser ainsi le dernier pilier encore debout du Mitterrandisme qui avait dès 1970 rompu avec les pratiques d’alliance au centre de la SFIO. En terme d’alliances, c’est désormais le flou et l’opportunisme.

Les candidats du MODEM n’ont pas hésité à «se vendre aux plus offrants» selon leurs propres termes. Ne doutons pas que cette question des alliances va revenir en force dans notre congrès. Dans l’entre-deux tours, Ségolène royal, proposant l’alliance généralisée avec le MODEM et Bertrand Delanoë, marginalisant Marielle de Sarnez à Paris ne s’y sont pas trompés et se sont d’ores et déjà positionnés.

Construire un bloc de convictions

Les scrutins des 9 et 16 mars 2008 ont rétabli la gauche, l’ont renforcé. Auront-ils réussis à la réarmer ? L’histoire montre que cela dépendra de nous et de notre volonté de nous réinventer.

Après les grandes victoires aux régionales et cantonales de 2004, présidentielle en vue, notre congrès s’était terminé dans une synthèse rassemblant tout le monde mais ne satisfaisant personne. Le non choix idéologique en 2005, nous amena à choisir en 2006, non pas celui ou celle qui pourrait «changer la vie» mais celui ou celle qui pourrait simplement gagner. Ce fut la défaite que l’on sait. Elle fut collective, assumons-le.

Si aujourd’hui, nous ne voulons pas reproduire cette séquence et tirer profit des victoires, la question idéologique doit être au centre de la rénovation du parti. D’abord l’idéologie, le projet pour ceux que le terme effraie, ensuite nous devrons examiner la question des alliances et du leader.

Pour Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris, « les reconstructeurs doivent construire un bloc de convictions, cette spécificité collective qui évitera, au prochain congrès, le seul choc des ambitions. Il nous faut ensuite une véritable union des gauches et des écologistes autour d'un contrat d'alternative réaliste à la droite. »

Un congrès de clarté pour rénover

De la première réunion du conseil national, mardi 25 mars, ce qui ressortait à l’heure où j’écris c’est la création d'un "conseil des territoires", une sorte de sénat du parti en quelque sorte. Immédiatement, Arnaud Montebourg déclarait douter de son intérêt : "Il faut préserver la souveraineté des adhérents et s'ouvrir sur la société plutôt que de se replier sur ses bastions".

Le nécessaire travail de rénovation que nous devons engager doit nous interroger en effet bien plus loin. Toujours dans la presse, Gérard Collomb déclarait « Je ne participe plus aux réunions du bureau national à cause de l'abîme que je constate entre ce qu'il s'y dit et ce que je vis au quotidien ». Pierre Cohen, maire de Toulouse, « ne se sent plus attiré par les débats de la rue de Solferino » et « il se dit déterminé à peser en faveur du principe de non-cumul des mandats ».

Alors il faut prendre la mesure de tout cela et engager une véritable rénovation en commençant par la manière dont nous allons organiser nos débats, réfléchir aux questions idéologiques et remettre en question nos pratiques.

Les victoires futures, nationales cette fois, doivent se construire dès maintenant. Ce doit être l’enjeu de notre congrès. Il a bel et bien commencé. Il sera un congrès de la clarté ou il sera un congrès escamoté.

jeudi 20 mars 2008

Une semaine très politique Par Pierre-Marie Vidal

A lire dans Profession Politique

Le remaniement marque une relance du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Au lendemain d’élections mauvaises pour la droite, les ajustements à l’Élysée et au gouvernement préfigurent un retour au classicisme présidentiel après dix mois "baroques".

Il fut un temps - en une époque plus baroque qu’aujourd’hui - où Nicolas Sarkozy voulut rompre avec la Ve République. Soit en changeant la Constitution, soit en modifiant la pratique des institutions et surtout en imposant son style personnel. On allait voir ce qu’on allait voir. Passées par-dessus bord, les vieilles habitudes de discrétion, de majesté présidentielle, de partage du pouvoir avec le Premier ministre, de traitement de l’opposition. Oubliées, les règles que l’on croyait intangibles sur le champ d’action du chef de l’État. Ce n’est pas parce que de Gaulle ou Mitterrand, Giscard ou Chirac - surtout lui d’ailleurs - s’étaient comportés d’une certaine manière qu’il fallait les imiter. Il fallait au contraire tout faire pour s’en démarquer. La rupture devait, en toutes choses, être la marque de fabrique de la nouvelle présidence.

Le modèle de référence venait souvent d’outre-Atlantique. Avant tout et en tout, il fallait s’inspirer de la transparence américaine, aussi outrancière soit-elle. Chaque semaine, le porte-parole viendrait faire des annonces. Secrétaire général et collaborateurs de l’Élysée pouvaient s’exprimer. La vie privée du Président faisait la une des gazettes. C’était la série The West Wing importée au Château... Pourtant, parce que la Ve République a quelques fondamentaux incontournables, ce quinquennat-là s’est terminé le 16 mars 2008. Retour donc aux fondamentaux. Claude Allègre et d’autres auront vu passer de loin le train de l’ouverture qui ne repassera pas de sitôt. Le mini-remaniement s’avère donc plus politique que technique.

À part cela, ces élections municipales et cantonales - que Nicolas Sarkozy avait voulu avancer, quand il était ministre de l’Intérieur, avant de se heurter, déjà, à quelques notables de l’UMP - étaient seulement locales, comme l’expliquait dimanche soir François Fillon...

Décidément une semaine très politique.

mardi 18 mars 2008

Déclaration de François HOLLANDE suite aux élections municipales et cantonales

Les Français, à l’occasion des élections municipales et cantonales, ont exprimé par leur vote une confiance à l’égard de la gauche pour prendre la responsabilité d’une majorité de villes et de départements et une défiance à l’égard de la droite, de l’UMP et du Président de la République par rapport à l’action qui est menée depuis, maintenant, 10 mois.

Les résultats eux-mêmes sont incontestables ; il était d’ailleurs assez risible hier soir d’entendre tel ou tel ténor de la droite dire qu’il n’y avait pas eu de vote sanction, alors même qu’en nombre de villes, en nombre de départements et en nombre de voix, la gauche est majoritaire à la suite du vote des Français.

J’avais moi-même fixé, pour les élections municipales, un objectif de 30 villes. Certains avaient considéré que c’était audacieux, d’autres pensaient que c’était frileux. Je considère que l’objectif est non seulement atteint, mais dépassé. Puisque, par rapport au nombre de villes de + de 20 000 habitants, la gauche gagne 44 villes et, par rapport aux villes de + de 30 000 habitants, la gauche gagne 38 villes. Donc, que l’on raisonne par rapport à 20 000 ou à 30 000 habitants, l’objectif des 30 villes gagnées est plus qu’atteint. Il est bien dépassé.

Ce qui veut dire que sur l’ensemble des villes de France, la gauche –essentiellement sous la direction du Parti socialiste, mais pas exclusivement- est en capacité d’agir dans une large majorité de villes.

Si l’on observe les villes de + de 100 000 habitants –les grandes agglomérations françaises-, le gain est de 9 villes. Il n’y a aucune perte. Ce qui fait qu’à partir d’aujourd’hui, la gauche dirigera 24 des 36 villes de + de 100 000 habitants. Nous avons donc atteint l’objectif pour les élections municipales, quelle que soit la taille des villes, quelle que soit leur localisation. De ce point de vue, le résultat est à la fois local et national car il traduit un mouvement d’ensemble.

En regardant le résultat des élections cantonales, on constate que la gauche est en capacité de gagner 10 conseils généraux –mais nous en connaîtrons exactement le nombre à l’occasion des votes qui interviendront jeudi.

Jamais il n’y a eu en un seul renouvellement une telle poussée. Jamais la gauche n’a été en situation de diriger 60 conseils généraux depuis les lois de décentralisation de 1982. C’est un niveau sans précédent.

Enfin, au-delà des villes, au-delà des départements, si l’on regarde le suffrage lui-même –ce qui en démocratie est le verdict absolu-, la gauche fait dans ces élections municipales et cantonales à peu près 51 % des voix –un peu plus pour les élections cantonales, un petit peu moins pour les élections municipales compte tenu d’ailleurs de la nature des scrutins.

Lire la suite "Déclaration de François HOLLANDE suite aux élections municipales et cantonales" »

lundi 17 mars 2008

Une vague rose, mais Marseille résiste

A lire dans Profession politique

La mini vague rose du premier tour s’est transformée en déferlante. La gauche a remporté son pari en gagnant une quarantaine de moyennes ou grandes villes. La fête aurait été totale rue de Solférino si le socialiste Jean-Noël Guérini avait pris la cité phocéenne au vice-président de l’UMP, Jean-Claude Gaudin. Le maire sortant ne disposera finalement que d’un siège de majorité au conseil municipal de Marseille. Excepté la deuxième ville de France, qui reste à droite, la gauche a fait basculer en sa faveur Toulouse, Saint-Étienne, Strasbourg, Caen, Blois, Reims, Metz, Amiens ou Valence. À l’issue des deux tours, la gauche domine désormais très largement dans les communes de plus de 100 000 habitants, puisqu’elle en détient 25 sur 37.

Si les ténors du PS ont salué une nette victoire - "au-delà des objectifs", selon François Hollande - et un vote-sanction contre le gouvernement, la gauche aurait sans doute pu faire mieux si la participation n’avait pas été aussi faible (65 % environ, à peine 61,66 % dans les communes de plus de 3 500 habitants). Par exemple, l’absence de suspense à Paris n’a pas permis à Bertrand Delanoë de renforcer sa majorité, sans doute victime d’une démobilisation des électeurs de gauche. Ces élections se traduisent par un statu quo dans les arrondissements de la capitale : le PS n’a conquis aucun fief de la droite, ni le Vearrondissement, qui reste aux mains de Jean Tiberi, ni le XVe, convoité par la première adjointe, Anne Hidalgo. Au mieux, Bertrand Delanoë limite-t-il le poids de ses alliés Verts et PCF au profit du PS.

Plusieurs bastions de la droite ont tenu bon face aux assauts de la gauche : Le Havre, Orléans, Vannes, Beauvais, Perpignan ou Corbeil-Essonnes. L’UMP brandissait même hier quatre conquêtes supplémentaires après Chaumont et Le Puy-en Velay la semaine dernière : Agen, Calais, Châtellerault et Gap. La moisson, en revanche, a été moins bonne pour les membres du gouvernement que lors du premier tour. Si Jean-Marie Bockel s’impose à Mulhouse, Christian Estrosi à Nice et Nathalie Kosciusko-Morizet à Longjumeau, la défaite est rude pour Xavier Darcos, qui rend les clés de Périgueux au PS. Battues aussi, Rama Yade à Colombes, Christine Albanel dans le IVe et Christine Lagarde dans le XIIe arrondissement de Paris. Enfin, comme lors des législatives de 2007, le MoDem a souffert, puisque même son président François Bayrou n’a pas réussi le pari de remporter Pau.

Municipales et cantonales 2008 : quelques résultats de notre département

Tout d’abord, nous conservons Clamart. Philippe Kaltenbach réalise un très beau score, avec plus de 54% des voix. Et Vincent Gazeilles, le conseiller général des Verts, soutenu par le PS, conserve son siège de 300 voix. Une double belle performance qui fait échec à la droite, et notamment à Philippe Pemezec.

C’est donc aussi une belle satisfaction pour nous, de voir l’échec de cette méthode qui consiste pour le maire du Plessis à expédier ses affidés dans les villes voisines pour asseoir son pouvoir personnel, M. Blot ayant été battu au premier tour par Pascal Buchet à Fontenay.

Nous enregistrons par ailleurs une belle victoire à Colombes, où la liste de gauche menée par Philippe Sarre l’emporte avec plus de 53% des voix, face à la maire sortante Nicole Gouëta et à Rama Yade, secrétaire d’Etat du gouvernement.

Enfin Asnières est aussi perdue par l’élu de droite Manuel Aeschlimann, ami de Nicolas Sarkozy et tristement célèbre pour ses pratiques anti-démocratiques, face à la liste menée par Sébastien Piétrasanta.

Cela porte le total de villes tenues par le PS à 5, contre 3 jusque-là (Clichy est conservée par Gilles Catoire, comme Fontenay aux Roses au 1er tour par Pascal Buchet).

Deux déceptions :
Châtillon, où notre amie Martine Gouriet échoue pour 400 voix. Espérons que la prochaine échéance sera la bonne pour faire enfin échec au système Schosteck.
Chaville, jusqu’alors tenue par le PRG, perdue au profit de la droite, pour 170 voix.

Les 4 villes tenues par le PC l’étaient elles restées dès le 1er tour (Nanterre, Gennevilliers, Bagneux et Malakoff).

Au niveau des cantons, c’est le statu quo dans le département.

lundi 10 mars 2008

Election municipale : statu-quo au Plessis Robinson

Merci aux 3473 électeurs qui nous ont fait confiance dimanche 9 mars en portant leurs suffrages sur les candidats de la liste « Mieux vivre au Plessis Robinson ». Nous ne l’aurons pas emporté, mais avec cinq élus, nous maintenons le nombre des conseillers municipaux d'opposition intact.

Nous sommes donc toujours présents à vos côtés. Conscients des responsabilités que vous nous avez confiées, nous avons donc la ferme volonté de continuer à agir pour tous les Robinsonnais.

Nous resterons vigilants et critiques vis-à-vis de l’action de la majorité municipale, et continuerons à formuler des propositions sur la vie quoritdiene, la solidarité... Nous continuerons à vous informer, à vous donner des nouvelles différentes de la vie municpale.

Nous continuerons, enfin, à mener les combats qui nous semblent essentiels pour défendre la solidarité et la démocratie dans notre ville.

Nous restons donc mobilisés à vos côtés.

Téléchargement rsultats_municipales_plessis_2008.pdf

vendredi 07 mars 2008

Le 9 mars, préférons la solidarité - Profession de foi Cantonales

Affiche_cantonaleFaire cesser les pratiques et les petits arrangements de l’UMP :

Si nous votons pour la quatrième fois en cinq ans c’est parce que le député condamné et rendu inéligible
pour cette fonction par le Conseil constitutionnel, a soif d’un siège supplémentaire. Il a donc démissionné
son fidèle adjoint pour prendre sa place.

La politique doit être au service des habitants, loin de ces petites combines entre amis. C’est ce que je vous propose.

Faire front à la politique de la droite au gouvernement :

Pouvoir d’achat en berne, retraites dévalorisées, franchises médicales, hausse des prix, croissance molle… Un an à peine et la politique du Président est déjà un échec.

Chacun le ressent dans sa vie quotidienne. Le département a en charge la politique de solidarité. C’est donc là que nous pouvons agir pour aider tous ceux que la droite a abandonnés.

Changer de pratiques politiques, face à la politique de Sarkozy, défendre la solidarité et avoir
un élu enfin à votre service sont les raisons pour lesquelles je demande votre confiance le 9 mars prochain.

Benoît MARQUAILLE

Télécharger la profession de foi :
Téléchargement profession_de_foi_cant_le_plessis.pdf